16 janvier 2016 – Communiqué de presse – Tram : 3ème refus d’Eurostat

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Ce 16 janvier 2016, selon les affirmations du Ministre wallon dans l’Echo, le tram se voit à nouveau recalé par un troisième refus d’Eurostat. Rappelons que, le 23 mars 2015, nous avions déposé une motion au conseil communal de Liège pour le maintien du tram à Liège et Christine Defraigne, en sa qualité de Députée wallonne, avait également déposé une proposition de résolution à la Région. A travers la motion, le conseil communal : réaffirmait la nécessité pour la Ville de Liège de disposer d’un tram ; invitait les Gouvernements fédéral et wallon à prendre rapidement tous les contacts utiles et nécessaires, en vue d’entamer des discussions avec Eurostat et demandait au Gouvernement wallon d’explorer toutes les pistes alternatives permettant le maintien de cet investissement à Liège. Votée quasiment à l’unanimité, cette motion n’a pourtant pas porté ses fruits.

 

Après les deux premiers refus d’Eurostat, des modifications ont pourtant été faites par le Gouvernement wallon : ils ont renégocié avec le consortium et en parallèle, la banque Belfius s’est vue retirée du montage financier. Apparemment, ce n‘était pas suffisant. Il est à présent nécessaire d’assumer ses responsabilités. Les premières objections de l’organisme financier auraient pu, et du, l’inquiéter davantage: le tram liégeois a vraiment du plomb dans l’aile. Il connaissait donc la situation depuis des mois et aurait du proposer des alternatives, chose qui n’a pas été faite. Nous voilà donc sans solution tangible pour l’avenir par manque de prévoyance de ce gouvernement !

 

Le Collège a toujours nié l’évidence: en septembre, le bourgmestre se réjouissait « de réaliser un grand projet de mobilité pour la cité avec le tram ». Ce 4 janvier 2016, il « restait confiant dans le Plan A » (l’effectivité du tram prochainement). L’Echevin de la mobilité, quant à lui, annoncait ce 7 janvier que « Liège court à la catastrophe sans tram et qu’en cas d’avis négatif, il plaide pour que le gouvernement wallon continue d’avancer sur le dossier. » En d’autres termes, le Collège ne diposait pas de Plan B en cas de refus.

 

 

 

Cette majorité miroir PS-Cdh en place à la Région et à la Ville était censée faire avancer les dossiers, mais ce n’est qu’un leurre. La majorité communale a été trahie par son double : le non-avènement du tram va avoir un effet domino non-désirable et faire tomber d’autres projets liégeois comme Coronmeuse, par exemple, ou encore la création de parkings-relais !

 

Objectivement, après un troisième avis négatif de l’organisme financier, peut-on réellement toujours l’espérer? A priori, non, car un recours, selon certains spécialistes cités par la presse, ne serait pas possible. Le tram serait un projet de trop petite envergure au niveau national pour que le Ministre fédéral des Finances puisse appuyer le recours.

 

Quelle que soit l’issue d’un potentiel recours ou 4ème avis d’Eurostat, la mobilité liégeoise est en péril. Le groupe MR s’acharne à le faire comprendre au Collège en demandant, de longue date, la tenue d’une réunion en urgence sur le dossier de la mobilité à Liège, mais aucune réponse n’a été donnée à ce jour. Pourtant, les problèmes sont une réalité : le réseau des TEC liégeois est saturé et la réorganisation du réseau de bus doit intervenir à l’horizon 2017-2018 pour éviter que la mobilité ne demeure un enfer à Liège!

 

Par ailleurs, une question reste toujours en suspens : quid des travaux préparatoires, à hauteur de 50 millions d’euros, déjà entrepris pour le tram ? Quelles sont les pertes pour les commerçants ? Vont-ils être dédommagés des désagréments causés ? Qu’en est-il des riverains des travaux préparatoires qui ont subi des désagréments en pure perte ? La remise en état des sites sera-t-elle effectuée ? Qui prendre le coût en charge ? Le citoyens liégeois ?

 

Aujourd’hui, suite à cette nouvelle accablante, ils ne peuvent décemment plus se voiler la face. Leur priorité est de dégager des solutions concrètes pour les Liégeois(es). Tant le Gouvernement wallon que le Collège doivent maintenant prendre le taureau par les cornes et envisager un financement alternatif du tram.

 

Le groupe MR déplore cette catastrophe psychologique pour la Ville qui revit le syndrome de la Place Saint-Lambert. Nous exigeons que des décisions soient prises dans l’urgence par le Collège et le Gouvernement wallon : une réflexion approfondie sur le dossier de la mobilité en agglomération liégeoise est indispensable. Celle-ci devra inexorablement se baser sur les études pré-existantes. La majorité doit réagir, prendre le dossier en main et, enfin, proposer un avenir serein pour la mobilité à Liège ! Le Collège devra en tirer des conséquences…

 

Le groupe MR au Conseil communal

Christine Defraigne, cheffe de groupe, Sébastien Bovy, Fabrice Drèze, Gilles Foret, Elisabeth Fraipont, Pierre Gilissen, Louis Maraite, Raphaël Miklatzki, Audrey Neuprez, Diana Nikolic, Michel Peters

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