25 Février – Communiqué de presse – Un téléphérique à Liège

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Nous sommes des défenseurs de la « Liberté de circuler » et nous encourageons les modes alternatifs de déplacements. Néanmoins, aujourd’hui, nous avons le devoir d’analyser la proposition qui est sur la table et que l’on pensait enterrée après la campagne électorale de 2012. En effet, un parti politique dont la « Présidente de l’hôpital » en faisait son fer de lance. On nous a vendu ce téléphérique à toutes les sauces ! Par la suite, ce fut au tour du CDH, certainement à court d’idées, de ressortir le dossier en organisant une table ronde sur le sujet. Le Collège a même souligné un « intérêt touristique important » pour Liège. Durant 5 minutes, nous avons cru à un poisson d’avril, comme l’a souligné le conseiller communal Fabrice Drèze.

Les questions sont nombreuses à rester sans réponses :

 

  1. L’utilisation réelle :

 

La mobilité :

Qui va utiliser ce téléphérique ? Quel est son but ? Devenir un mode de transport à part entière pour réduire l’utilisation de la voiture en ville ? Ce projet sera complexe et compliqué pour les utilisateurs qui se verront obligés de passer d’un mode de transport à l’autre : voiture puis téléphérique puis Tram… Ces contraintes dissuadent un « potentiel usager » avant la mise en œuvre du projet. Par ailleurs, les interconnections avec le tram semblent s’éloigner étant donné que son passage devrait se faire sur les quais…

En 2012, il était annoncé qu’une enquête serait menée auprès des usagers du CHR de la Citadelle, quid des résultats ?

 

L’attrait touristique :

Selon, nous, il est en l’état quasi inexistant : qu’avons-nous à proposer aux touristes au sommet du téléphérique ? Une citadelle, mais qui n’est pas tout à fait identique que celles de Huy, Namur ou Dinant !

Les amoureux des coteaux et des balades découvertes préféreront monter à pied et redescendre de la même façon, d’autant plus qu’il existe des itinéraires différents.

 

L’intimité des riverains :

Le passage au-dessus des maisons et l’intimité des riverains ont-ils été suffisamment étudiés ?

Nous voulons un véritable projet touristique pour croire un minimum à sa plus-value !

 

Nos propositions :

 

  • Valorisation des vestiges de la citadelle, du patrimoine militaire (notamment l’abri atomique,…)
  • Installation d’une table d’orientation
  • Départ de sentiers balisés vers le Thier-à-Liège pour la découverte du patrimoine minier

 

  1. Le financement :

 

Au moment où la Région et la Ville sont en proie à des difficultés financières, nous sommes perplexes quant à la faisabilité financière du projet et encore plus en constatant l’évolution du dossier « Tram » ! Faut-il rappeler que le tracé du Tram a été revu à la baisse, faute de moyens financiers ? Et nous ne connaissons toujours pas les solutions concrètes avancées par le Gouvernement pour concrétiser ce projet important.

 

L’investissement et le coût de fonctionnement sont exorbitants. De plus, s’il s’avère que deux stations sont créées, Citadelle et Vottem, elles impliqueraient inévitablement la création d’immenses parkings, soit des dépenses parallèles à l’implantation du téléphérique !

Pour rappel, citons un exemple d’une autre ville wallonne, Namur, où la conception et la construction du téléphérique coûteraient 8,7 millions d’euros. Les coûts d’exploitation durant 30 ans, quant à eux, s’élèveraient à 19,6 millions d’euros et les coûts d’entretien à 3 millions d’euros. Les recettes, par contre, sont estimées à 350 000 euros par an.

Il s’agit maintenant d’être attentif à la situation liégeoise, qui est bien différente, notamment à propos des recettes liées à l’utilisation pour Tourisme qui seront quasi inexistantes à Liège.

 

Pour le téléphérique liégeois, lors de la conférence de presse du CHR de la Citadelle et d’Urbagora, il était annoncé un coût de 12 millions d’euros et, ce, uniquement pour sa création. Comment rentabiliser dans ce cas un tel projet ?

 

Nos solutions à étudier :

 

  • Un funiculaire « train à crémaillère » (cfr. Spa)
  • Bus léger, de petite taille, reliant « Saint-Lambert à la Citadelle » d’une traite, sans arrêt intermédiaire.
  • Construction d’un immense parking en sous-sol sur le site du CHR.
  • Un ascenseur tel que construit à Chinon.

 

En conclusion, avant d’envisager un téléphérique, le MR exige une étude sur les aspects essentiels tels que la mobilité, la plus-value touristique, l’incidence environnementale et urbanistique ainsi que le coût réel et les coûts d’exploitation !

 

Fabrice DREZE, Conseiller communal et Christine DEFRAIGNE, Cheffe de groupe MR au conseil communal de Liège

 

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