Respect de nos défunts – l’entretien des cimetières

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Respect de nos défunts – l’entretien des cimetières (titre)

Cher(e) ami(e),

J’aime Liège et je veux le meilleur pour ma ville et ses habitants.
Aujourd’hui, je voudrais évoquer un sujet sensible, celui de nos cimetières liégeois. A l’approche d’une date commémorative du décès d’un proche, la toussaint, vous irez certainement rendre visite à vos défunts.
Dès lors voici quelques propositions POUR un entretien de nos cimetières.

Constats :

Nos morts sont à l’agonie dans des cimetières à l’abandon.
Des photos ont été prises pour démontrer le manque d’entretien flagrant des cimetières communaux. Les mauvaises herbes poussent partout et des immondices jonchent le sol. Les citoyens souhaiteraient se recueillir près de leurs proches dans un endroit plus propre.

Une telle situation est inacceptable, car elle ne respecte ni les défunts, ni les proches qui viennent fleurir les tombes… La Ville doit réagir et prendre les choses en main pour rendre leur splendeur à nos cimetières.
Liège a choisi, la « gestion différenciée ».

Voici donc les propositions pour lesquelles je m’engage, je suis POUR :

• Une évaluation, pour la gestion de certains centres d’intérêts (piscines, centres sportifs, etc.), mais aussi pour la réalisation de certaines tâches généralement assurées par les communes elles-mêmes, pour leur propre compte (entretien des voiries et des immeubles communaux, gestion des espaces publics et des cimetières, …), de la possibilité de faire appel à des entreprises privées sous forme de concession ;

• Collaboration avec l’Ecole d’Horticulture de Liège afin que les élèves viennent, dans une perspective didactique et utile, seconder le personnel

• Une meilleure communication à la population !
L’abandon des pesticides nécessite des solutions immédiates, comme l’utilisation des techniques alternatives d’entretien et l’augmentation des surfaces enherbées ou végétalisées. Cet abandon induit l’apparition d’une flore spontanée avec laquelle la population doit se familiariser.
En effet, le développement de « mauvaises herbes » peut être perçu comme un abandon et
un manque de respect pour les morts. Et c’est ce qui arrive depuis quelques semaines, les habitants nous contactent pour nous signaler leur indignation !
La communication et la sensibilisation sont donc un aspect essentiel à mettre en œuvre. C’est ce qui a fait défaut.

• Le rôle de l’agent communal doit être renforcé

Une équipe de jardiniers et fossoyeurs regroupés pour l’entretien des cimetières ? Pour notre part, ils sont en sous-effectifs.

L’agent communal en charge de l’entretien des cimetières est un acteur clé pour la réussite de végétalisation des cimetières. Il doit être associé étroitement aux choix de gestion qui seront faits par la Ville de Liège.

C’est l’agent qui est en première ligne et c’est lui qui est souvent pris à partie par les visiteurs mécontents qui ne comprennent pas l’état des cimetières. Il doit alors user de pédagogie, de patience et évoquer les dangers liés à l’emploi des pesticides. Ces derniers sont démunis puisqu’ils ne savent pas réellement où ils vont dans la gestion des cimetières.

Le métier de l’agent communal chargé de l’entretien des espaces verts à lui-même été profondément modifié par les démarches alternatives. Là où un passage de désherbants permettait de ne plus intervenir pendant plusieurs semaines, il va falloir inventer de nouvelles façons de gérer l’espace : tester des solutions, ajuster selon les résultats, recourir à un éventail de techniques (matériels de désherbage alternatif, entretien manuel, recours au végétal, paillage, etc.). Les interventions deviennent plus diversifiées pour les agents.

• Meilleur entretien de nos cimetières liégeois

A l’origine, l’herbe était naturellement présente dans bon nombre de cimetières. Aujourd’hui, on ne retrouve plus cette herbe, mais bien ce qu’on qualifie de « mauvaise herbe ». Peu à peu, l’usage du gravillon s’est généralisé dans les allées. A l’époque, le gravier était posé sur le sol des allées, sans géotextile qui empêche ou ralentit la pousse des végétaux.

L’espace restreint nécessite une organisation intérieure particulière. En effet, les allées de nos cimetières sont étroites et seules les allées principales peuvent jouir de méthode mécanique pour un entretien performant.
Aujourd’hui, ce qui pose réellement problème, ce sont les allées secondaires, dont la proximité des tombes demande une intervention humaine.
Je suis convaincu qu’il faut se diriger vers une végétalisation des cimetières. L’arrêt de l’usage des pesticides a précipité cet état de fait.

Un gazon se sème sur un sol préalablement travaillé et la période optimale de réalisation d’un enherbement est septembre / octobre. Il serait peut-être préférable d’envisager la mise en place d’un gazon par des rouleaux de gazon. Le principal avantage de cette technique est la rapidité de mise en oeuvre et de rendu. Cependant, le coût reste plus important (engazonnement par semis : entre 2 et 3euros/m²,
gazon en plaque entre 5 et 10 euros/m²).

De toute façon quoiqu’il en soit, l’enherbement est une solution très avantageuse car il camoufle les mauvaises herbes, est perméable (sol filtrant qui diminue les ravinements causés par les sols imperméables) et, à condition d’être accompagné d’une bonne sensibilisation des familles, il ne nécessite que des tontes espacées.

Les allées en revêtement dur ont souvent peu de mauvaises herbes. Cependant, dans les fissures ou dans les joints, certaines plantes peuvent se développer. Il est donc important d’entretenir en rebouchant les interstices régulièrement.

L’intégration du végétal dans les cimetières et leurs abords peut constituer un élément participant à la biodiversité des quartiers et de ses alentours. Toutefois, la végétation est souvent perçue comme une contrainte : racines qui soulèvent le sol ou les caveaux, feuilles à ramasser, branches à tailler, etc. Choisir la bonne plante au bon endroit s’avère indispensable lors de l’aménagement du cimetière.

Plusieurs propositions pour un meilleur entretien des cimetières :

Ø Le nettoyage participatif

Un kit comprenant une paire de gants, un seau, un petit râteau et une pelle sera à disposition des visiteurs désireux d’entretenir la parcelle familiale ou la tombe d’un proche.
Ø Installer dans les allées des alvéoles en béton.

Il est tout à fait possible d’installer des alvéoles (béton ou en matière composite) remplis de terre et d’ensemencer ces ouvertures. Les alvéoles assureront la stabilité du sol, nécessaire à la circulation des fauteuils roulants. Néanmoins au vu du coût, seules les allées principales et les allées secondaires pourraient en être équipées.

Revoir lors des aménagements/réaménagements futurs les lignes de séparation des allées, afin de faciliter l’entretien. Les bordures ne devraient pas dépasser pas le niveau du sol, ce qui rendra plus confortable et plus aisé l’entretien.
Ø Semer entre les tombes :
Cette solution peut être utilisée pour des espaces entre les tombes lorsque ces derniers ont une largeur d’au moins 60 à 70 cm pour permettre le passage d’une tondeuse
Ø Utiliser des plantes couvre-sol :
Les plantes appelée « plantes couvre-sol », peuvent être très utiles. Ce sont des espèces qui ne dépassent pas 5 cm de haut et qui vont se propager pour recouvrir rapidement une petite surface. Elles peuvent constituer une alternative au gazon pour les espaces entre les tombes.
Le développement d’une couverte végétale satisfaisante prendra du temps. Il faudra donc gérer cette période temporaire en communiquant auprès des visiteurs.

Fabrice DREZE candidat aux élections communales, 10ième sur la liste MR à Liège

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