La sécurité n’est pas un privilège, c’est un droit pour tous

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Les priorités du MR pour Liège :
• Eliminer le sentiment d’insécurité persistant
• Renforcer le rôle des personnes relais dans les quartiers
• Lutter contre la consommation de drogue
• Développer la vidéoprotection et augmenter les caméras mobiles
• Lutter activement contre le radicalisme et le terrorisme
LA SÉCURITÉ N’EST PAS UN PRIVILÈGE
Constats
La sécurité dans les grandes villes est un défi majeur, mais les libéraux refusent de subir la fatalité. Les chiffres sont éloquents : il y a un réel problème de sécurité à Liège et nous sommes déterminés à le régler avec la fermeté adéquate. Au-delà des statistiques, au demeurant faussées par le fameux chiffre noir dû à la non-considération ou l’absence de nombreuses plaintes, c’est un véritable sentiment d’insécurité qui prévaut. Les incidences négatives sont nombreuses, que ce soit sur la vie quotidienne des habitants, la quiétude des jeunes étudiants, ou la réputation de la ville en Belgique et au niveau international.
La dotation attribuée par la Ville de Liège à la police au budget 2018 de la police de Liège s’élève à 58.600.000 euros, c’est dire si les besoins sont importants pour ces personnes qui assurent notre sécurité au quotidien.
Aujourd’hui, l’augmentation objective de certains phénomènes, à commencer par le harcèlement de rue, fait progresser le sentiment d’insécurité en centre-ville comme dans les quartiers. Les chiffres liés aux cambriolages, les délits et crimes liés à la toxicomanie, mais aussi les incivilités et les vols dans les voitures montent en flèche :
• Drogues : 1.877 infractions (détention, commerce, usage, etc.) en 2016, soit plus de 5 par jours (contre 1.365 en 2015 et 1158 en 2012). Sans parler des autres actes illégaux commis à cause de la drogue (agressions et autres…). C’est pourtant le 3ème objectif stratégique 2014-2017.
•  Vols : 16.660 infractions liées au vol (ce nombre diminue d’année en année mais reste très élevé). Rien que concernant le nombre de vols de vélos l’augmentation des chiffres est éloquente : 522 vols déclarés en 2016 contre 413 en 2015 et 364 en 2012.
• Cambriolages dans les services publics ou bâtiments administratifs : 244 cas en 2016 contre 166 en 2015 et 162 en 2012.
• Vols dans les voitures (4.511 en 2016 contre 3.624 en 2015). Alors que la criminalité de rue (qui concerne les vols à la tire et les vols dans les véhicules) est le 2ème objectif stratégique 2014-2017 pour la ville.
• Infractions contre l’intégrité physique : 3.718 cas en 2016 contre 3.580 en 2015 et 3.354 en 2012.
• Coups et blessures dans un cadre familial : 1.143 cas en 2016 (surtout entre conjoints) ; 954 cas en 2012 et 1.061 cas en 2015.
La cartographie de la criminalité de la ville révèle qu’un grand nombre des faits criminels ont lieu dans le centre-ville. Il a par ailleurs été constaté que les vendredis et samedis se distinguent du reste de la semaine par un pic de faits répréhensibles. Cependant, les quartiers ne doivent pas être oubliés. La lutte contre tous les types de comportements néfastes doit être accrue, y compris concernant les sanctions administratives communales.
Il faut réagir. A nouveau, il est nécessaire de coordonner les actions des différents niveaux de pouvoir compétents. Les grandes villes demandent une attention particulière. Tant le Parquet de Liège que la police administrative insistent sur la nécessité de travailler en maximisant la collaboration et la multidisciplinarité entre les différents services afin de lutter tant contre la criminalité « classique » que les faits liés au terrorisme.
Face à ces défis, la zone de police de Liège travaille à maintenir une relation de confiance entre la population et les policiers liégeois. Pour ce faire, un accent particulier est mis sur la présence effective des agents de quartiers sur le terrain. Nos 1.300 agents et nos 14 commissariats abattent un travail fondamental au quotidien. Cependant, la ville doit jouer son rôle et soutenir ses policiers pour les aider dans leurs différentes tâches. Tant les Liégeois que les touristes et les navetteurs qui viennent travailler à Liège doivent pouvoir circuler en ville avec plaisir et sans crainte.
Il faut aussi que la Ville se donne les moyens de contrôler les espaces privés accessibles au public. Un accident dans le parking d’une grande surface peut aussi dégénérer : la Police doit pouvoir intervenir.
Propositions
CENTRE-VILLE
La présence policière renforcera le sentiment de sécurité et aidera à :
• Lutter contre la consommation de drogues (voir chapitre sur les assuétudes : politique sociale et sécuritaire)
• Améliorer les aménagements des lieux ressentis comme insécurisés, notamment en veillant à installer un dispositif d’éclairage intelligent, qui permette d’installer un environnement sécurisant avec une consommation d’électricité adéquate
• Développer la vidéo protection et augmenter les caméras mobiles pour les utiliser aussi à d’autres fonctions que la sécurité de l’hyper centre : le contrôle des dépôts d’immondices, les analyses de mobilité dans les quartiers, les feux rouges, les camions étrangers sur les Quais de la dérivation, …
• Former les services à la cyber sécurité
• Renforcer la coordination policière entre les zones de polices et les quartiers
• Sécuriser les personnes ayant des emplois sensibles tels que les pharmaciens ou les médecins
• Davantage sanctionner les vols à l’étalage, les pickpockets notamment au moyen des sanctions administratives communales (SAC)
• Adopter une politique intransigeante en matière de harcèlement de rue au moyen de campagnes de prévention et de formations spécifiques pour les agents de police
• Renforcer le service de Coordination des Actions Préventives et de Sécurité
• Poursuivre les expériences de « réseaux » de sécurité, mettant à contribution les commerçants et les habitants comme relais d’information
• Mettre à disposition des vélos électriques aux policiers pour qu’ils puissent se déplacer facilement, sans pour autant être limités physiquement
• Revoir la gestion de la sécurité dans le carré : La méthode actuelle ne marche pas : augmenter le dispositif policier n’aura qu’un effet négatif et attisera la provocation des semeurs de troubles. Il est essentiel d’installer de nouvelles caméras de meilleure qualité qui puissent apporter un vrai éclairage en cas de problème, avec les évidentes mesures de précaution sur la préservation de la vie privée que cela demande. Actuellement, la mauvaise qualité des images ne permet pas de les utiliser comme preuves ou matériau d’enquête.
SÉCURITÉ DANS LES QUARTIERS – VOIR, ENTENDRE ET RELAYER
Les acteurs en charge de la sécurité sur le territoire communal sont nombreux. Leurs compétences ne sont plus à prouver, mais l’efficacité de leur collaboration peut être améliorée. Il revient aux autorités communales de donner l’impulsion pour un tel changement.
Pour rappel, les Inspecteurs de quartier « exercent la fonction de police de proximité la plus visible et la plus accessible aux personnes habitant ou travaillant sur un quartier délimité
géographiquement. De la prévention à la répression, ils sont les interlocuteurs privilégiés des citoyens, à la fois médiateurs lors de litiges et différends de voisinage ou guides dans les démarches administratives et judiciaires. Ils participent autant que possible aux activités organisées sur leur quartier afin de tisser des liens avec la population et développer des partenariats avec les acteurs de la vie sociale. Par ses connaissances du terrain et des personnes qui y vivent, l’Inspecteur de quartier est également une source de renseignements extrêmement utile que ce soit en matière de police administrative ou judiciaire. » Ils doivent être au cœur d’un dispositif assurant un lien fort entre notre police et nos citoyens. A ce titre, il faut opérer une concentration des moyens sur ces agents : ils doivent connaitre les habitants et les commerçants, et se faire connaitre d’eux. Il faut arrêter d’envoyer systématiquement la police de proximité aux événements récurrents (concerts, sport, etc.) hors du quartier. La place de l’agent de quartier est dans la rue, pas ailleurs. Il faut aussi communiquer sur les compétences des agents de quartier : que peuvent-ils faire réellement ? Comment peuvent-ils intervenir dans les circulations locales, sur les dépôts sauvages d’immondices, sur les stationnements illicites, sur l’alcoolisme sur la voie publique, sur les infractions urbanistiques, entre autres ?  Les agents ne doivent pas être réduits à des gratte-papiers mais avoir des missions claires liées aussi au maintien de l’ordre public. Il faut revaloriser la fonction et ne pas seulement les considérer comme réserve rappelable en cas de manifestations.
A côté d’eux, les Gardiens de la Paix, « sont présents au sein de certains commissariats de quartier, bien qu’ils ne fassent pas partie du personnel de la police et qu’ils dépendent du Plan de Prévention. Particulièrement reconnaissables à leur tenue (pull et veste mauves), leurs missions principales s’exercent aux abords des établissements scolaires secondaires, dans les parcs, les plaines de jeux et les espaces verts. Elles consistent à sensibiliser le public à la sécurité et à la prévention de la criminalité, informer les citoyens quant aux règlementations communales, signaler aux services compétents des problèmes de sécurité, d’environnement et de voirie, mais aussi sécuriser les abords des écoles et assurer la surveillance lors d’événements ou manifestations sur la voie publique mais ils n’ont pas de compétence policière. » Depuis le 1er janvier 2008, l’appellation « gardien de la paix » désigne, de manière générale, toutes les fonctions publiques de sécurité non policières (les assistants de prévention et de sécurité, gardiens de parc, Stewart, les surveillants habilités, etc…). Ils doivent être des relais aux agents de quartier. Il est important qu’ils soient en lien direct avec le commissariat de l’endroit où ils circulent
On peut également citer les agents de sécurité des entreprises privées qui patrouillent sur le territoire de la commune, en charge d’un bâtiment ou d’une infrastructure en particulier. Il est essentiel que les agents de sécurité, qui sont des yeux et des oreilles supplémentaires sur le territoire communal entretiennent une meilleure communication et plus rapide avec la police. Bien que la force publique reste le garant de la sécurité d’un territoire, d’autres acteurs doivent être intégrés dans le dispositif général. La nouvelle Loi du 2 octobre 2017 réglementant la sécurité privée et particulière prévoit un cadre moderne et clair pour la sécurité privée, elle ouvre aussi la voie à de nouvelles collaborations avec les forces de l’ordre.
Il faut donc
• Mieux faire connaître les Inspecteurs de Quartier et leurs missions
• Augmenter la présence policière
• Redéfinir et valoriser les missions des agents de quartier, notamment en ce qui concerne le suivi des libérations conditionnelles et la rédaction des rapports qui en découlent. Ils sont les garants d’un réel suivi de la situation.
• Les agents de sécurité doivent pouvoir faire partager leur expertise et travailler en collaboration avec les autres acteurs de terrain chargés de la sécurité. A ce titre, la mise en œuvre de la nouvelle loi sur la sécurité privée doit donner les outils législatifs nécessaires pour arriver à de meilleurs résultats
• Mettre à disposition des vélos électriques aux policiers pour qu’ils puissent se déplacer facilement, sans pour autant être limités physiquement
• Lutter contre la vitesse inadaptée et excessive
• Lutter contre les dépôts clandestins d’immondices
• Tenir compte des avis des agents de quartier pour les plans de circulation.
• Sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques pour limiter les cambriolages : développer le service de techno-prévention
• Mieux faire connaître les services de prévention
• Appliquer la tolérance zéro face aux crottes de chien
• Réagir contre le harcèlement de rue par des campagnes et une politique ferme
• Favoriser l’organisation de marches exploratoires afin que ces petits groupes de promeneurs aient un regard alerte sur les problèmes présents dans l’environnement et le signalent ensuite aux autorités communales
Voici donc les grandes lignes de la partie “sécurité pour tous”.
Fabrice DREZE 10ième candidat sur la liste MR à Liège

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